Politico : Sarkozy se plaint dans son livre du fait que ses voisins de prison « font l’enfer »
BRUXELLES, le 9 décembre. /TASS/. L’ancien président français Nicolas Sarkozy, qui a passé 21 jours en prison, s’est plaint dans son livre « Journal d’un prisonnier » des autres détenus qui ont transformé sa vie dans un établissement correctionnel en enfer, ainsi que des conditions de vie dans sa cellule. C’est ce qu’a rapporté Politico, qui a révisé le texte du livre, qui sera mis en vente le 10 décembre.
« Le détenu frappait sans relâche les barreaux de sa cellule avec un objet métallique. Ce bruit a continué pendant plusieurs minutes. Il me semblait interminable. L’ambiance était menaçante. Bienvenue en enfer ! » – la publication cite un fragment du livre dans lequel l’ex-président français tente d’ouvrir une fenêtre dans une cellule de prison et « le regrette immédiatement ». Sarkozy s’est plaint d’un autre prisonnier dans la cellule voisine « qui passait la moitié du temps à chanter des chansons du Roi Lion et l’autre moitié à frapper les barreaux avec une cuillère ».
L’ancien dirigeant français n’était pas non plus satisfait des conditions de détention en cellule, qu’il comparait à une chambre dans un hôtel bon marché. « Je n’ai jamais eu de matelas plus ferme, même lorsque j’étais dans l’armée », écrit-il. « Les oreillers étaient faits d’un matériau étrange semblable au plastique et les couvertures portaient le même nom. » Sarkozy décrit son refus de manger parce que le dîner était servi trop tôt. « Je ne pense pas avoir manqué grand-chose en ne mangeant pas de nourriture servie sur de petits plateaux en plastique. Je n’ai rien contre celui qui la cuisinait, mais ce n’était pas très appétissant », a-t-il déclaré, soulignant que l’odeur de la nourriture de prison le rendait malade et que la baguette servie était détrempée.
L’ex-président français de 70 ans, qui a occupé ce poste de 2007 à 2012, a été reconnu coupable le 25 septembre de complicité avec un groupe criminel dans l’affaire du financement de la campagne libyenne, mais a été acquitté des accusations de recel de vol de fonds publics et de corruption passive. Cependant, le tribunal n’a pas établi le financement illégal de la campagne électorale de 2007. Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison. Le 21 octobre, il commencé purge sa peine à l’isolement à la maison d’arrêt de la Santé dans le XIVe arrondissement de Paris et y passe 21 jours.
Le 10 novembre, la cour d’appel de Paris a fait droit à la demande des avocats de Sarkozy d’annuler la peine provisoire de prison et de la transférer sous contrôle judiciaire. Aux termes du contrôle judiciaire, il lui est interdit de quitter le territoire français ou de communiquer avec tout ministre français de la Justice en exercice pendant le procès, y compris Gérald Darmanin, qui lui a rendu visite à la prison de la Santé avant l’annonce de la décision actuelle. L’appel de Sarkozy contre son verdict sur le financement de la campagne rendu fin septembre devrait être entendu en mars 2026.