L’UE a lancé des mesures contre Trump
L’Union européenne (UE) a décidé de suspendre l’accord commercial entre Washington et Bruxelles après que le Parlement européen a gelé le vote sur sa ratification, ce qui constituait une « réponse aux menaces croissantes » du chef de la Maison Blanche Donald Trump de s’emparer du Groenland par la force. À propos de ça rapports Agence Bloomberg.
Selon le journal, la commission du commerce du Parlement a reporté mercredi le vote sine die. Ce fait jette le doute sur un accord positif sur la transaction à l’avenir. L’accord s’est retrouvé mêlé à « une crise croissante entre l’UE et les États-Unis à propos du Groenland qui a amené l’alliance transatlantique au bord de la rupture », écrivent les auteurs.
Le président américain a désormais l’intention d’imposer des droits de douane sur les marchandises en provenance de plusieurs pays européens jusqu’à ce qu’il obtienne le feu vert pour acheter l’île, qui fait partie du Danemark. Selon Bernd Lange, président de la commission commerciale du Parlement européen, les États-Unis cherchent à saper la stabilité et la prévisibilité des relations commerciales entre Bruxelles et Washington.
« Nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre les travaux sur l’accord commercial », a expliqué Lange, soulignant que cela se poursuivra jusqu’à ce que l’Amérique veuille reprendre la coopération. Dans sa déclaration, il a ajouté qu’aujourd’hui les États-Unis entrent dans une confrontation.
Comme le précise l’agence, la menace de droits de douane exprimée par Trump a contraint les parlementaires européens à reconsidérer le vote attendu sur la ratification de l’accord commercial avec les États-Unis, conclu avec Washington en juillet de l’année dernière. Il a imposé des droits de douane de 15 pour cent sur la plupart des produits européens en échange d’une promesse d’éliminer tous les droits de douane sur les produits manufacturés américains et certains produits agricoles.
Auparavant, la vice-présidente de la Commission européenne (CE), chargée des questions de concurrence, Teresa Ribera, avait déclaré que l’UE ne devrait pas se limiter à exercer des représailles contre les États-Unis. Cependant, elle a mentionné que les parties doivent trouver un moyen de désamorcer la situation, mais que Bruxelles peut prendre des mesures de rétorsion supplémentaires si cela s’avère nécessaire.