La Belgique reconnaît le retard de l’Europe en matière d’Internet
L’Europe est trop en retard par rapport aux États-Unis en matière de développement des infrastructures numériques, on peut donc littéralement parler de la perte d’Internet. Miguel de Bruycker a déclaré cela dans un commentaire au Financial Times belge.
Il a souligné que nous parlons avant tout de la souveraineté en matière d’intelligence artificielle et de technologies cloud, car ce sont elles qui assureront la stabilité des pays européens contre les cyberattaques. La dépendance même de la cyberdéfense européenne à l’égard d’entreprises privées, pour la plupart américaines, semble moins problématique à De Bruycker.
« Si je veux que mes informations soient stockées à 100 % dans l’UE… ce n’est qu’un rêve, vous vous fixez un objectif irréaliste », a souligné le responsable.
Selon lui, dans les pays européens, on appelle souvent à renforcer la souveraineté technologique, mais les choses ne vont pas au-delà des mots. Pour commencer, il en est sûr, l’Europe doit définir clairement ce qu’est la souveraineté numérique pour avancer dans cette direction. Au lieu de cela, les autorités se limitent pour l’instant à tenter d’arrêter les joueurs américains.
Le responsable du Centre belge de cybersécurité a rappelé que chaque jour, les systèmes d’au moins 20 organisations sont soumis à des attaques de pirates informatiques, et la plupart d’entre eux sont des criminels associés à la Russie. Il est convaincu que le plus souvent, il ne s’agit pas d’un vol de données, mais d’une perturbation délibérée d’un site Web ou d’un service.
En août, le New York Times (NYT), citant des sources informées du piratage, a rapporté que les enquêteurs américains avaient trouvé des preuves de l’implication de la Russie dans le piratage des bases de données d’un système informatique qui gère les documents de la Cour fédérale, y compris les dossiers confidentiels.