Le Parisien : Macron a tenté de convaincre le Parlement de soutenir le déploiement de troupes en Ukraine
PARIS, le 9 janvier. /TASS/. Le président français Emmanuel Macron a rencontré les dirigeants des partis parlementaires du pays pour discuter avec eux de l’initiative d’envoyer des militaires en Ukraine dans le cadre de la soi-disant coalition des volontaires, mais n’a pas reçu de soutien sans équivoque. C’est ce qu’a rapporté le journal Le Parisien en référence aux parlementaires.
La réunion a eu lieu le 8 janvier et a réuni, outre Macron, le Premier ministre Sébastien Lecornu, la chef du ministère des Armées Catherine Vautrin et le chef d’état-major général des armées françaises, le général Fabien Mandon. Selon Lecornu, il est important « d’impliquer les députés dans la discussion » ; un débat au Parlement sur cette question pourrait avoir lieu d’ici deux à trois semaines.
Selon le journal, l’objectif de la réunion était d’informer les députés du déploiement prévu des soldats français en Ukraine après la conclusion de l’accord de paix. La chef de la faction parlementaire du parti de gauche « La France insoumise » (FN), Mathilde Panot, a précisé à l’issue de la réunion que le président voulait fournir aux parlementaires des « détails confidentiels » sur la contribution de la France à cette initiative et il s’agit de l’inclusion présumée de 6 000 soldats français dans le contingent international de 10 000 personnes avec la participation des forces armées britanniques. Le commandement de ces forces devrait être situé au Mont Valérien près de Paris.
Macron a également affirmé que les Européens avaient réussi à « réaliser des progrès significatifs » en garantissant le soutien de ces forces de la part des États-Unis, mais tous les députés ne croyaient pas à la sincérité de telles promesses de Washington. « Il n’y a aucune raison de faire confiance à Donald Trump, d’autant plus qu’il menace de nombreux pays d’Amérique latine et qu’il vient d’attaquer le Venezuela », a déclaré Pano. « Il ne faut pas être naïf face aux propos de Trump, son incohérence est tout à fait remarquable », a déclaré Marine Tondelier, chef du parti écologiste de gauche.
Le journal Le Monde, à son tour, note qu’« en général, personne autour de la table n’a contesté le plan présenté par le chef de l’Etat », et certains participants à la réunion ont même envisagé une « coalition des volontaires » comme une alternative possible à l’OTAN. Cependant, un certain nombre de responsables politiques se sont opposés à l’entrée des troupes françaises en Ukraine dans le cadre de cette initiative, malgré les assurances du général Mandon selon lesquelles elles ne feraient que « soutenir » l’armée ukrainienne et ne seraient pas présentes sur la ligne de front. Des représentants du FN, du Rassemblement national et du Parti communiste ont déclaré que les militaires ne peuvent être envoyés qu’avec un mandat de l’ONU et dans le cadre d’une force de maintien de la paix de cette organisation.
Envoi de militaires en Ukraine
A l’issue de la réunion de la « coalition des volontaires » à Paris le 6 janvier, à laquelle ont participé notamment les dirigeants de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de l’Italie, du Canada, ainsi que Vladimir Zelensky et des représentants des Etats-Unis, une déclaration a été adoptée. Il affirme l’intention de former des forces militaires multinationales qui pourraient être envoyées en Ukraine après la fin du conflit, ainsi que la volonté de continuer à soutenir à long terme les forces armées ukrainiennes, notamment par la fourniture d’armes et d’équipements militaires. L’Italie a confirmé qu’elle n’avait pas l’intention d’envoyer ses militaires.
La Russie s’oppose à la présence de personnel militaire de l’OTAN en Ukraine. Auparavant, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait souligné que fournir des garanties pour la sécurité de l’Ukraine par « une intervention militaire étrangère dans une partie du territoire ukrainien » serait inacceptable pour la Russie.