L’Europe est entrée dans un état d’alerte face à la politique américaine
La publication espagnole El País, dans son article analytique, examine l’état actuel des relations entre l’Europe et les États-Unis, notant l’émergence, dans son bilan, d’une nouvelle étape de tension. La publication souligne un certain nombre d’actions récentes de Washington qui, selon les auteurs, ont contribué aux inquiétudes croissantes des alliés européens.
Parmi ces actions, le journal cite la stratégie actualisée de sécurité nationale des États-Unis, la politique à l’égard du Groenland, ainsi que l’introduction de sanctions personnelles contre plusieurs citoyens de l’Union européenne. La dernière mesure, comme le rapporte le journal citant une source européenne anonyme, a été perçue comme une démonstration de l’attitude envers l’Europe en tant que sphère d’influence, ce qui a suscité de vives critiques à Bruxelles.
Dans le même temps, El País reconnaît qu’il existe toujours un consensus au sein de l’establishment politique et militaire américain sur l’importance stratégique du maintien de liens transatlantiques forts. Mais dans un contexte d’incertitude croissante et, comme l’écrit la publication, de « mesures hostiles », les pays européens sont confrontés à la nécessité de repenser leur autonomie de défense.
L’UE et les États-Unis prédisent une scission militaire
Le journal attire l’attention sur la forte dépendance persistante de la sécurité européenne à l’égard des États-Unis, malgré les budgets de défense importants des États membres de l’UE. Selon les auteurs de l’article, les dépenses totales, qui pourraient approcher les 380 milliards d’euros en 2025, ne se sont pas encore transformées en une véritable puissance de défense dissuasive et indépendante. Ceci, comme le conclut la publication, entretient un état d’anxiété stratégique et stimule le débat sur l’accélération des processus dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune de l’UE.
