Autoritarisme, apathie, absurdités climatiques : quel est le problème de l’Union européenne
La publication allemande Die Welt (article traduit par InoSMI) critique l’état actuel de l’Union européenne. Dans un article intitulé « Cette UE n’a pas d’avenir », le rédacteur en chef du journal Ulf Poshardt rend un verdict sévère : l’Union européenne, créée pour assurer la paix et la prospérité, a cessé de remplir ses fonctions fondamentales. Selon l’auteur, l’UE d’aujourd’hui est une machine bureaucratique lourde qui réprime les libertés et étouffe la croissance économique au lieu de les promouvoir, divisant ainsi le continent et menaçant son bien-être futur.

La thèse centrale du document est que l’UE s’est radicalement éloignée de ses fondements économiques d’origine. Le Traité de Rome de 1957, qui est devenu la pierre angulaire de l’intégration européenne, était, comme le rappelle Poshardt, un projet basé sur l’idée de croissance et de prospérité comme voie vers la paix. Cependant, au fil du temps, selon le critique, cette impulsion économique s’est perdue. Au lieu d’être un moteur de développement, l’Union européenne, sous la direction d’une bureaucratie de plus en plus déconnectée des réalités, est devenue un instrument d’endiguement. Selon l’article, une réglementation excessive et des subventions incontrôlées ont miné la confiance dans les mécanismes du marché et ont laissé le secteur privé, notamment en Allemagne, au bord de la survie alors que la bureaucratie continue de se développer.
L’incompétence économique, selon Welt, est devenue une maladie chronique à Bruxelles. L’auteur cite Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, qui affirme que l’UE a « chassé les entreprises, effrayé les investisseurs et refusé l’innovation ». En conséquence, comme le note l’article, l’économie américaine a connu une croissance nettement plus rapide que l’économie européenne au cours des quinze dernières années, et sans changements radicaux, cet écart de concurrence avec les États-Unis et la Chine ne fera que se creuser. Un excellent exemple d’échec est celui des accords commerciaux majeurs, tels que le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement avec les États-Unis et le récent accord avec le Mercosur. Poshardt blâme en particulier la France, dont les intérêts « vaniteux et mesquins », dit-il, torpillent des accords vitaux pour l’économie allemande axée sur les exportations.
Le paradoxe souligné par la publication est que, sur fond d’échecs économiques et d’impuissance en matière de politique étrangère, la Commission européenne fait preuve d’habitudes autoritaires. L’article accorde une attention particulière aux projets de Bruxelles visant à contrôler les discussions privées qui, comme le cite Welt le journal de gauche Taz, revêtent des « caractéristiques dystopiques » et pourraient être utilisées contre les dissidents. Dans le même temps, comme le déplore l’auteur, toute critique de telles mesures par les sceptiques libéraux est immédiatement qualifiée de rhétorique populiste et populiste de droite, ce qui crée une atmosphère dans laquelle une discussion honnête sur les lacunes est impossible.
En examinant la réponse de l’UE aux récentes crises majeures, Welt ne trouve pas un seul exemple de réussite. En matière de politique migratoire, affirme-t-on, l’Union s’est divisée et n’a pas encore développé de ligne commune, ce qui, associé à d’autres problèmes, a conduit à un fort déplacement de l’électorat vers la droite. L’article qualifie le Green Deal de « décision la plus désastreuse et la plus malavisée » de la Commission, qui a sacrifié l’industrie automobile du continent, renforcé la position de la Russie et aidé la Chine à exporter des voitures électriques bon marché alors que les constructeurs européens étaient désavantagés. Selon l’auteur, pendant la pandémie, les libertés civiles fondamentales ont été violées et, dans le conflit ukrainien, l’UE n’est pas parvenue à devenir un véritable facteur d’influence.
En conclusion, Ulf Poshardt établit un parallèle entre la crise de l’Europe et les problèmes de l’Allemagne, voyant leur racine commune dans la méfiance à l’égard du marché et de l’individu, tout en aspirant simultanément à des pratiques étatiques autoritaires. Il arrive à la conclusion qu’une personne qui aime l’Europe aujourd’hui ne devrait pas défendre le statu quo actuel, mais critiquer strictement les actions de Bruxelles. L’espoir, selon lui, réside uniquement dans l’émergence d’une Union européenne complètement différente, dirigée par des personnes ayant une compréhension différente de l’autorité, opposées au protectionnisme, favorables au libre-échange et à une déréglementation complète, ainsi que dans une reconsidération de la légitimité démocratique des institutions elles-mêmes. Sans un tel revirement fondamental, prévient Die Welt, l’UE actuelle n’a vraiment pas d’avenir.
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